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Alcool au volant : les seuils, les sanctions 2026, et ce qui se conteste

Un verre de trop, et la sanction dépend entièrement du taux mesuré. Entre les deux seuils, vous relevez d'une amende et d'un retrait de points. Au-delà du second, la loi parle de délit, avec des peines lourdes. Cette page détaille les deux seuils, ce que vous risquez à chacun, et les motifs de contestation qui tiennent vraiment.

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  • Mis à jour mai 2026

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Conduire est interdit à partir de 0,5 g/L d'alcool dans le sang, soit 0,25 mg/L d'air expiré. Entre 0,5 et 0,8 g/L, la loi retient une contravention de 4ᵉ classe : 135 € d'amende forfaitaire et 6 points retirés. À partir de 0,8 g/L, la qualification bascule vers le délit, dont les peines maximales atteignent 3 ans de prison et 9 000 € d'amende, avec suspension ou annulation du permis. En permis probatoire, le seuil tombe à 0,2 g/L. Ce qui se conteste porte le plus souvent sur la procédure de contrôle et sur l'appareil de mesure.

Deux seuils, deux régimes

Le taux d'alcool se mesure de deux façons équivalentes en droit : par litre de sang, ou par litre d'air expiré. Le seuil général est fixé à 0,5 g/L de sang, ce qui correspond à 0,25 mg/L d'air. Un conducteur en permis probatoire, ou un conducteur de transport en commun, relève d'un seuil abaissé à 0,2 g/L de sang, soit 0,10 mg/L d'air.

À partir de là, tout dépend du taux relevé. Le premier palier, de 0,5 à 0,8 g/L, reste dans le champ de la contravention. Le second, à 0,8 g/L et plus (0,40 mg/L d'air), fait entrer l'infraction dans le champ pénal du délit, avec des conséquences d'une autre nature.

Critère0,5 à 0,8 g/L0,8 g/L et plus
QualificationContravention 4ᵉ classeDélit
Amende135 € (jusqu'à 750 €)jusqu'à 9 000 €
PrisonNonjusqu'à 3 ans
Points66
PermisSuspension possibleSuspension ou annulation

Un détail compte pour la suite. Le retrait est de 6 points dans les deux cas, soit la moitié d'un permis à 12 points. Un conducteur en permis probatoire, qui dispose de 6 points au départ en première année, voit donc son capital s'effondrer d'un seul contrôle, ce qui le mène tout droit vers l'invalidation du permis et l'obligation de le repasser.

Ce que vous risquez à chaque seuil

Dans la tranche contraventionnelle, entre 0,5 et 0,8 g/L, l'infraction donne lieu à une amende forfaitaire de 135 €, qui peut être portée jusqu'à 750 € devant le juge. Le retrait de 6 points s'applique de plein droit. Une suspension du permis, jusqu'à 3 ans, reste possible comme peine complémentaire.

À partir de 0,8 g/L, l'échelle change. La loi n° 2025-622 du 9 juillet 2025 a relevé les peines maximales du délit prévu à l'article L234-1 du Code de la route. Le maximum atteint désormais 3 ans d'emprisonnement et 9 000 € d'amende, contre deux ans et 4 500 € auparavant. Le juge peut y ajouter, jusqu'à 5 ans, la suspension ou l'annulation du permis, l'obligation d'un dispositif anti-démarrage par éthylotest électronique, et la confiscation du véhicule (article L234-2).

Le refus de souffler est puni comme le délit lui-même

Refuser de se soumettre au dépistage ou aux vérifications d'alcoolémie est sanctionné aux mêmes peines que la conduite au-delà de 0,8 g/L (article L234-8) : jusqu'à 3 ans de prison et 9 000 € d'amende, avec les mêmes peines complémentaires. Refuser le contrôle ne fait donc pas disparaître le risque, il l'aligne sur le plus lourd.

Dans la tranche contraventionnelle, l'amende forfaitaire d'alcoolémie suit la même mécanique que les autres amendes : un délai pour contester, un destinataire précis, des pièces obligatoires, et une case à ne pas cocher sous peine de tout fermer. La méthode Praticum détaille cette procédure, avec les modèles de lettres et la liste des pièces. Voir le pack amende majorée.

Comment l'alcoolémie est mesurée

Le contrôle se déroule en deux temps. Un premier appareil, le dépistage, indique seulement la présence d'alcool. Il ne fait foi de rien à lui seul. Si le dépistage est positif, ou en cas d'accident ou de refus, une mesure probante prend le relais : soit un éthylomètre, plus précis que l'appareil de dépistage, soit une prise de sang en milieu médical.

Seule cette seconde mesure établit le taux retenu contre vous. L'éthylomètre est un instrument de métrologie légale. Il doit être d'un modèle homologué et faire l'objet d'une vérification périodique, en principe annuelle, par un organisme agréé. La marge d'erreur propre à l'appareil est déduite du résultat, ce qui a son importance près d'un seuil.

C'est précisément sur ces points techniques que se concentrent les contestations sérieuses, davantage que sur le fond.

Les motifs de contestation qui portent

Une contestation d'alcoolémie se gagne rarement sur l'intention ou la bonne foi. Elle se joue sur la régularité de la mesure et de la procédure. Plusieurs points sont régulièrement examinés par les tribunaux.

  • L'éthylomètre était-il d'un modèle homologué, et vérifié dans l'année ? L'absence de vérification valide de l'appareil est un motif régulièrement discuté.
  • La procédure a-t-elle respecté les temps imposés, notamment le délai d'attente avant la mesure et la réalisation d'un second souffle de contrôle ?
  • Le procès-verbal mentionne-t-il les informations exigées sur l'appareil et sa vérification ?
  • La possibilité d'une analyse de sang, quand elle est demandée, a-t-elle été respectée ?

Un vice de procédure ne s'invente pas

Ces motifs reposent sur des pièces : la fiche de vérification de l'éthylomètre, l'horodatage du contrôle, le procès-verbal. Affirmer « l'appareil était sûrement mal réglé » sans élément ne mène nulle part. Et comme le délit se juge devant le tribunal correctionnel, l'appui d'un avocat y est vivement conseillé, bien au-delà de ce que couvre une méthode de contestation d'amende.

La procédure selon votre cas

Tout dépend de la tranche. Dans le cas contraventionnel, de 0,5 à 0,8 g/L, vous recevez une amende forfaitaire. La contestation suit alors le circuit classique : une requête en exonération dans les 45 jours suivant l'envoi de l'amende, puis, si elle est déjà majorée, une réclamation dans les 30 jours. Le dossier part à l'Officier du Ministère Public, avec une copie de l'amende et un motif écrit.

Le circuit est détaillé sur la requête en exonération et, une fois le montant majoré, sur le délai de 45 jours dépassé.

À partir de 0,8 g/L, il n'y a pas d'amende forfaitaire à contester. Le délit est poursuivi devant le tribunal correctionnel, souvent après une convocation ou une composition pénale. Là, le terrain est judiciaire, et l'assistance d'un avocat prend tout son sens. Un réflexe de prudence vaut dans les deux cas. Dans la tranche contraventionnelle, payer l'amende forfaitaire vaut reconnaissance de l'infraction et ferme la contestation. Pour le délit, accepter une composition pénale revient à reconnaître les faits. Mieux vaut décider avant d'accepter quoi que ce soit.

Questions fréquentes

Réponses aux questions les plus souvent posées sur ce cas.

Quel est le taux d'alcool autorisé au volant ?
La conduite est interdite à partir de 0,5 g/L d'alcool dans le sang, soit 0,25 mg/L d'air expiré. Le seuil descend à 0,2 g/L pour un permis probatoire et pour les conducteurs de transport en commun.
À partir de combien d'alcool est-ce un délit ?
À partir de 0,8 g/L dans le sang (0,40 mg/L d'air). Entre 0,5 et 0,8 g/L, c'est une contravention de 4ᵉ classe (135 €). À 0,8 g/L et plus, c'est un délit dont les peines maximales, relevées par la loi du 9 juillet 2025, atteignent 3 ans de prison et 9 000 € d'amende.
Combien de points en moins pour l'alcool au volant ?
6 points, dans les deux cas : contravention entre 0,5 et 0,8 g/L, ou délit à partir de 0,8 g/L. C'est la moitié d'un permis à 12 points, et la totalité d'un permis probatoire en première année (6 points au départ).
Peut-on contester une amende d'alcoolémie ?
Pour la tranche contraventionnelle (0,5 à 0,8 g/L), oui : la contestation porte surtout sur la régularité du contrôle et sur l'éthylomètre (modèle homologué, vérification annuelle). À partir de 0,8 g/L, il n'y a pas d'amende forfaitaire : le délit se juge devant le tribunal correctionnel, où l'assistance d'un avocat est vivement conseillée.

La méthode complète pour contester une amende, sans avocat.

Pour une amende d'alcoolémie contraventionnelle majorée à 375 €, une réclamation motivée envoyée dans les délais peut ramener le montant au tarif initial. La méthode Praticum détaille chaque étape sur la page amende forfaitaire majorée.