Excès de vitesse · Barème · Contester

Contester une amende pour excès de vitesse : le barème par tranche et les motifs qui passent

Un excès de vitesse ne coûte pas le même prix selon la tranche. Il va de 68 € et 1 point pour un petit dépassement jusqu'au délit pour 50 km/h et plus depuis décembre 2025. Cette page donne le barème exact, les motifs de contestation réellement acceptés par l'OMP, la consignation à prévoir et ce qui arrive à vos points pendant la procédure.

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  • Mis à jour mai 2026

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Le barème de l'excès de vitesse, tranche par tranche

La classe de contravention et le nombre de points retirés sont fixés par l'art. R413-14 du Code de la route. Le montant de l'amende dépend de la classe. Une seule tranche change de classe selon l'endroit : le dépassement de moins de 20 km/h.

Excès constatéNatureAmende forfaitairePoints retirés
Moins de 20 km/h, hors agglomération3ᵉ classe68 €1 point
Moins de 20 km/h, en agglomération4ᵉ classe135 €1 point
20 à 29 km/h4ᵉ classe135 €2 points
30 à 39 km/h4ᵉ classe135 €3 points
40 à 49 km/h4ᵉ classe135 €4 points
50 km/h et plusDélit300 €6 points

Les montants du tableau sont les montants forfaitaires. Pour la 3ᵉ classe, l'amende tombe à 45 € si vous payez tôt et monte à 180 € une fois majorée. Pour la 4ᵉ classe, elle tombe à 90 € tôt et monte à 375 € majorée.

Le détail des trois montants possibles et l'arbitrage entre payer et contester pour la 4ᵉ classe est sur amende 4ᵉ classe 135 €.

Deux précisions changent souvent le calcul. Un excès de moins de 5 km/h ne retire aucun point depuis le 1ᵉʳ janvier 2024 (art. R413-14 III), l'amende reste due. Et la tranche de moins de 20 km/h bascule en 3ᵉ classe seulement hors agglomération, c'est-à-dire sur une route limitée à plus de 50 km/h. En ville, le même dépassement reste en 4ᵉ classe.

50 km/h et plus : ce n'est plus une amende, c'est un délit

Depuis le 29 décembre 2025, un excès de 50 km/h et plus est un délit (art. L413-1 du Code de la route, loi du 9 juillet 2025). Conséquences : 6 points retirés de plein droit, une amende forfaitaire délictuelle de 300 € (250 € en payant tôt, 600 € une fois majorée), et un passage possible devant le tribunal correctionnel, qui peut prononcer jusqu'à 3 750 € d'amende et 3 mois d'emprisonnement. La confiscation du véhicule devient obligatoire en cas de récidive, c'est-à-dire un nouveau délit dans les 5 ans suivant la première condamnation. La requête en exonération classique ne s'applique pas : la contestation suit la procédure propre aux délits forfaitisés. La méthode décrite plus bas vise les excès de moins de 50 km/h. Le détail de cette réforme est dans notre décryptage du délit de grand excès de vitesse.

Contester un excès de vitesse, étape par étape

La contestation d'un PV pour excès de vitesse se fait seul, sans avocat. Tout se joue sur le bon destinataire, le bon délai et la bonne pièce. Le destinataire est l'Officier du Ministère Public (OMP), pas le procureur. Son adresse figure sur l'amende.

Tant que l'amende n'est pas majorée, la démarche s'appelle la requête en exonération. Vous avez 45 jours à compter de la date d'envoi de l'amende (art. 529-2 du Code de procédure pénale), pas de la date où vous l'avez ouverte. L'envoi se fait en lettre recommandée avec accusé de réception, ou directement sur le portail de l'ANTAI. Pour savoir combien de jours il vous reste, utilisez le calculateur de délai.

Si l'amende est déjà passée à 375 €, la démarche s'appelle la réclamation (art. 530 CPP). Le délai est de 30 jours à compter de l'envoi de l'amende majorée. Il n'est porté à 3 mois que si cette amende majorée vous a été adressée par lettre recommandée à l'adresse de votre carte grise. La réclamation annule le titre exécutoire et oblige l'administration à réexaminer le dossier. La procédure complète après majoration est détaillée sur délai de 45 jours dépassé.

Les motifs qui passent, et ceux qui ne passent pas

Un motif recevable porte sur l'identité du conducteur ou du véhicule, ou sur la procédure. Il ne porte pas sur le fait d'avoir roulé trop vite. Voici ce que l'OMP accepte.

  • Vous n'étiez pas au volant. Vous désignez le conducteur réel en donnant son identité et son adresse. La requête est recevable sans consignation. Pour un véhicule de société, cette désignation est obligatoire : désignation du conducteur.
  • Le véhicule était vendu.Vous joignez la déclaration de cession datée avant l'infraction. Le détail des pièces est sur amende après vente du véhicule.
  • Votre plaque a été usurpée.Le véhicule flashé n'est pas le vôtre. Vous déposez plainte, vous la joignez, et vous consignez pour sécuriser la recevabilité : usurpation de plaque.
  • Une erreur matérielle est visible.La plaque ou le type de véhicule sur la photo ne correspondent pas à votre carte grise. C'est une erreur de lecture du radar, et elle se conteste pièce à l'appui.
  • Vous n'avez jamais reçu l'amende initiale. Vous découvrez l'affaire avec la majoration. La procédure est sur amende majorée jamais reçue.

Contester le radar lui-même : presque toujours rejeté

Le procès-verbal d'un radar homologué est présumé fiable. Affirmer que le radar était mal réglé, sans preuve technique, ne tient pas devant l'OMP ni devant le tribunal. Même chose pour l'absence de panneau quand la limite découle du Code de la route, ou pour un vice de forme qui ne vous cause aucun préjudice réel. Ces motifs partent au rejet sans examen. Soyez lucide avant de consigner pour ce seul motif.

La plupart des excès de vitesse viennent d'un radar automatique. Les motifs et les pièges propres à ces amendes sont regroupés sur contester une amende radar.

La consignation, presque toujours exigée pour un radar

Un excès relevé par radar, après un flash, arrive sans interception. Personne ne vous a arrêté sur la route. Dans ce cas, l'art. 529-10 CPP impose de consigner une somme avant que la contestation soit examinée, sauf si vous fournissez un justificatif prévu par la loi (désignation, cession, plainte pour vol).

La somme à consigner est égale à l'amende forfaitaire : 68 € pour une 3ᵉ classe, 135 € pour une 4ᵉ classe. Au stade majoré, la consignation suit l'amende majorée (180 € ou 375 €), sur le fondement de l'art. 530 CPP. La consignation n'est pas un paiement. Elle ne vaut pas reconnaissance, elle ne retire aucun point, et elle vous est rendue si vous obtenez gain de cause. Le détail des canaux et du remboursement est sur consignation amende radar.

Vos points pendant la contestation

Bonne nouvelle souvent ignorée : tant que la contestation est en cours, vos points ne bougent pas. Le retrait n'est pas déclenché à la date de l'infraction. Il l'est seulement par le paiement de l'amende, par l'émission d'un titre exécutoire pour l'amende majorée, ou par une condamnation définitive (art. L223-1 du Code de la route).

Concrètement, tant qu'une requête en exonération ou une réclamation recevable est ouverte, il n'y a ni paiement ni titre définitif. Donc pas de retrait. Attention à la lecture exacte : la loi ne suspend pas le retrait, elle ne le déclenche pas encore. Si l'OMP rejette et que le titre devient définitif, les points partent à ce moment. Et payer l'amende, même par réflexe, fait tomber les points immédiatement.

Quand un excès de vitesse menace le permis

Un excès de vitesse seul fait rarement perdre le permis. Le permis n'est invalidé que lorsque le solde de points tombe à zéro (art. L223-1 du Code de la route). Or un excès retire de 1 à 6 points selon la tranche, comme le montre le barème ci-dessus.

Le risque réel dépend donc de votre solde restant, pas de la seule infraction. Un permis récent part d'un capital de points plus faible, ce qui expose davantage à chaque excès. Et un excès de 50 km/h et plus, devenu un délit, peut s'accompagner de peines complémentaires prononcées par le tribunal, dont la suspension du permis.

Questions fréquentes

Réponses aux questions les plus souvent posées sur ce cas.

Un excès de vitesse fait-il toujours perdre des points ?
Non. Un excès de moins de 5 km/h ne retire aucun point depuis le 1ᵉʳ janvier 2024 (art. R413-14 III du Code de la route), même si l'amende reste due. Au-delà, le retrait est gradué : 1 point jusqu'à 20 km/h, 2 points de 20 à 29, 3 points de 30 à 39, 4 points de 40 à 49, et 6 points à partir de 50 km/h.
Vais-je perdre mes points pendant que je conteste ?
Non. Le retrait de points n'intervient qu'au paiement de l'amende, à l'émission d'un titre exécutoire pour l'amende majorée, ou après une condamnation définitive (art. L223-1 du Code de la route). Tant qu'une requête en exonération ou une réclamation recevable est en cours, aucun de ces événements n'est intervenu, donc vos points restent intacts.
Dois-je consigner une somme pour contester un excès de vitesse au radar ?
Oui, dans la plupart des cas. Un excès relevé par radar arrive sans interception : l'art. 529-10 CPP impose alors une consignation préalable, sauf si vous fournissez un justificatif prévu par la loi (désignation du conducteur, cession du véhicule, plainte pour vol). La somme égale l'amende forfaitaire (68 € ou 135 €), ce n'est pas un paiement, et elle vous est remboursée si vous gagnez.
Un excès de 50 km/h et plus, est-ce encore une simple amende ?
Non. Depuis le 29 décembre 2025, l'excès de 50 km/h et plus est un délit (art. L413-1 du Code de la route) : 6 points retirés de plein droit, amende forfaitaire délictuelle de 300 €, et passage possible au tribunal correctionnel (jusqu'à 3 750 € et 3 mois d'emprisonnement). La contestation suit la procédure des délits forfaitisés, distincte de la requête en exonération classique.
Comment contester un excès de vitesse flashé par radar ?
Vous adressez une requête en exonération à l'OMP (adresse indiquée sur l'amende) dans les 45 jours suivant la date d'envoi de l'amende initiale (art. 529-2 CPP). Pour un radar, vous consignez d'abord l'amende forfaitaire (68 € ou 135 €), sauf si vous désignez le conducteur réel, prouvez la vente du véhicule, ou joignez une plainte pour vol ou usurpation. L'envoi se fait en recommandé avec accusé de réception ou sur le portail de l'ANTAI.

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